3/17/2012

Critique du programme de santé du FN pour 2012

Ce programme comprend des propositions qui paraissent « sociales » mais qui retombent en caricatures de préférence nationale, de chasse à la fraude et de libéralisme pro capitaliste.

Il y a peu, Marine Le Pen a qualifié la « TVA sociale » de Sarkozy de « TVA anti-sociale et patronale ». C’était le titre d’une brochure économique de la CGT en 2007. Il y a au FN, en 2012, des « gens » qui s’inspirent et simulent des messages syndicaux et sociaux (comme le dénommé  Soral, « rouge brun », et d’autres…). Leur but est de rendre le programme du FN présentable chez les travailleurs, en tout cas de jeter le trouble…

Le programme de santé du FN pour 2012 fait partie de cette démarche.

2/29/2012

Vers un «Printemps Américain» ?

Les banques peuvent prendre nos maisons, pas nos voix.
Interview de Nelini Stamp - Occupy Wall Street.

Propos recueillis par Julien Terrié

Comment le mouvement est-il né ?
Nous avons été inspiré par le printemps arabe, le mouvement du Wisconsin et le mouvement du 15 Mai espagnol.  Le magazine de la fondation canadienne Adbuster a lancé cette idée d’occuper Wall Street, parce que ça avait déjà été fait pendant le mouvement «no shop» le black friday mais ils ne l’avaient jamais vraiment organisé.
Je n’étais pas avec eux, mais une poignée de militants autonomes se sont réunis en premier avec ce slogan, les 99% contre les 1%... C’est tout. ça a circulé sur facebook, sur les mails, on voyait ça partout et ça a pris. Il y a eu un appel large pour la date du 17 septembre, on a occupé les parcs, les lieux publics. Ce jour là, il y avait un millier de personnes, ce n’était pas beaucoup mais ça représentait quelque chose d’important pour le premier jour. La police a dit, «laissez les occuper, ils ne sont rien, ils sont mignons...» Il n’ont pas pris ça au sérieux. De notre côté on s’est assez vite organisé, on a eu dès le premier jour une liste des besoins du campement et des groupes de travail, le mien c’était «how wich» et c’est toujours mon groupe car je fais parti des organisateurs. On a mis en place rapidement le groupe média, le groupe «actions» tous le monde était prêt. On a programmé une manif dans la matinée du 18 septembre sans avoir bien planifié mais il y a eu du monde, on faisait deux assemblées générales par jour. C’était vraiment fort de voir naître ce phénomène qui est devenu le mouvement «Occupy». Dans le Wisconsin, le bâtiment du Capitole a été occupé pendant 2 semaines, ils faisaient beaucoup de bruit... tous les parlementaires démocrates ont fuis, ils devaient voter the «entire union bill» ils sont retourné dans leurs états, c’était assez fou. On a vu que la mobilisation pouvait réellement avoir du poids et Occupy WS est apparu quelques mois plus tard.

En quoi le printemps arabe et les indignés ont inspiré le mouvement. Sans eux ce ne serait pas arrivé ?
Aux états unis, nous avons beaucoup de contact avec le monde arabe donc le printemps arabe a eu une influence plus importante que le mouvement des indignés. Même les gens non politisés savait qu’il y avait des révolutions là bas, d’autres connaissait vaguement le mouvement indigné 15M... Moi même je cherchais où trouver des informations, comment vous occupiez les parcs et les places... Les syndicats ont joué un rôle, ceux qui nous ont aidé avaient des contacts internationaux très importants. Les syndicats, même s’il sont un peu bureaucratisés, sont importants historiquement dans les mouvement sociaux américains, ils représentent les plus opprimés réellement, les noirs, les pauvres.

2/03/2012


Tour du monde des victoires contre la privatisation de la Santé


La crise du capitalisme, la crise écologique et alimentaire qui lui sont liées ainsi que le creusement des inégalités sociales ont aggravé la situation sanitaire des peuples à l’échelle mondiale, cette situation est source de troubles et maladies diverses qui font reculer les avancées connues jusqu’à présent, pour ne prendre qu’un seul exemple, l’espérance de vie aux Etats Unis (première puissance mondiale) est sur une tendance durable de baisse (de 77,9 ans à 77,8 ans entre 2007 et 2008, Centers for Disease Control and Prevention - CDC), une autre étude publiée le 14 décembre 2010 affirme qu'en 1998, un homme de 20 ans pouvait espérer vivre encore 45 ans à l'abri d'une maladie grave (maladies cardiaques, cancer ou diabète). Ce nombre est tombé à 43,8 en 2006. Soit une baisse de 1,2 année... en 8 ans !

Le noeud de la crise sanitaire tient dans le fait que (concomitamment à la dégradation de la situation sanitaire et sociale) on observe dans la quasi-totalité des pays, l’attaque des systèmes de santé publics par une marchandisation croissante qui aggrave les inégalités Nord/Sud comme les inégalités sociales internes à chaque pays. Les couches de la population les plus pauvres et les femmes en sont les premières victimes. Ces réformes paraissent être programmées voire planifiées à l’échelle mondiale tant elles sont ressemblantes. Elles répondent parfaitement aux exigences des marchés financiers, des multinationales de santé et du médicament. On peut observer la simultanéité et l’accélération des attaques contre les droits de la population en matière de santé sous forme de privatisations et de destruction des protections sociales non marchandes. 
FST de Porto Alegre : Bloquer le projet d’économie « verte »



Photo Julien Terrié : Réunion publique dans le camp de la jeunesse du FST de Porto Alegre avec des représentants de Occupy Wall Street, Occupy London, indignés grec, espagnols, des étudiants chiliens et brésiliens et des militants tunisiens.


Interview José Corréia Membre du GRAP (Groupe organisateur du FST de Porto Alegre 2012)
Propos recueillis par Julien Terrié


Quel bilan tirez vous de ce Forum Social Thématique de Porto Alegre ?
Je pense que le FST a été un moment important et a été un succès. Ce n’était pas gagné d’avance, mais on a compté entre 50.000 et 60.000 personnes ayant participé à 600 activités ayant pour thème le sommet des peuples de Rio+20, la crise capitaliste, la justice sociale et la justice environnementale. Je crois que le premier point très positif a été la construction de la mobilisation vers le contre-sommet de Rio +20.

1/15/2012

France : Analyses, caractérisations politiques et programme anti-crise.


Julien Terrié – Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)

« L’accumulation de capital de la dette publique, ne signifie rien d’autre que le développement d’une classe des créanciers de l’Etat, qui sont autorisés à prélever pour eux certaines sommes sur le montant des impôts». (Marx, Le Capital).

Nous voulions tout d’abord remercier le PSOL d’avoir invité le NPA à cette conférence internationale, et souligner leur compréhension de l’importance de ce type de rencontres internationalistes à l’heure actuelle.

Le vieux monde est en train de basculer avec la crise globale et systémique du capitalisme en ces premières années de siècle. Cette situation pose de nouvelles questions stratégiques à nos organisations et dresse de nouveaux défis aux forces anticapitalistes.

Nous sommes tous tombés d’accords sur plusieurs éléments fondamentaux :
-      L’absence de plan de sortie de crise par les dirigeants actuels (ni keynésianisme, ni réformisme, la seule réponse étant l’austérité et la répression des réactions populaires)
-         La certitude d’une continuation et d’une aggravation de la crise dans les futurs mois et années.
-       Une démystification à une échelle très large de la logique capitaliste, des contradictions démocratiques et politiques du système actuel (refus du référendum grec, gouvernements « Goldman Sachs », agences de notations, bonus des traders, Catastroïka, sauvetage public des banques à fonds perdu…)

11/26/2011


Résister à l’Hôpital Entreprise


Depuis quelques années, les agents hospitaliers du « meilleur CHU de France » [3] subissent violemment les restructurations et la mise en place des mécanismes facilitant la casse de l’Hôpital Public. Le paiement à l’acte, l’intéressement des praticiens hospitaliers aux résultats financiers de leur service, les dépassements d’honoraires à l’hôpital, l’installation du privé lucratif dans les locaux hospitaliers compromettent un accès aux soins égalitaire et de qualité. Ils sont aussi la source d’une profonde perte de sens des métiers de soignants ou para-soignants (techniciens sur les machines biomédicales, travailleurs sociaux, secrétaires, administratifs ou ouvriers dont l’action a un impact sur les usagers). Les actes de résistance au passage de l’« hôpital excellence » à l’« hôpital entreprise » sont nombreux. Individuels ou collectifs, ils sont à la base de l’élaboration de notre stratégie syndicale.  
 
 
« Le CHSCT, c’est permettre aux salariés d’améliorer eux-mêmes leurs conditions de travail »
Gérard Brégier [2]

La souffrance au quotidien
La tarification à l’activité [4] est devenue le mode de financement quasi exclusif des hôpitaux depuis 2008. Sous l’impulsion directe de Nicolas Sarkozy, ce mode de financement entraîne une recherche de taylorisation des soins, souvent par des méthodes de lean-managering [5].

Alors que le « prendre soin » constitue une source de sens et d’engagement professionnel fondamental dans tous les métiers hospitaliers, les petites actions qui conditionnent la qualité du soin [6] ne sont plus valorisées par la hiérarchie, et ne sont plus prises en compte pour l’attribution des effectifs ou le remplacement des absences. Le sous-effectif par rapport à la charge de travail réelle est devenu la « règle d’or » de l’austérité à l’hôpital.

La situation de souffrance du personnel hospitalier prend alors de multiples formes : épuisement physique dû au non-respect de la réglementation du temps de travail, souffrance éthique due à la sensation de mal faire son travail [7], ce qui signifie en milieu hospitalier, être maltraitant…
L’acte de soin et de prendre soin résiste par des actes individuels [8] au modèle de prestation marchande et aux exigences de l’évaluation comptable, mais le plus souvent, c’est une « explosion » silencieuse que l’on observe derrière la façade des services « qui tournent bien » : démissions, requalifications, accidents de travail, maladies professionnelles, épuisements professionnels, « burn-out » allant même jusqu’au suicide [9]. Fort heureusement, les résistances collectives ne sont pas absentes, il faut citer notamment les services des urgences de Rangueil et les urgences psychiatriques du CHU en grève illimitée et de tout le personnel respectivement depuis le 20 mai et le 12 juillet 2011, contre les symptômes de l’Hôpital Entreprise.

Ce cocktail explosif est encore aggravé par des pratiques managériales brutales, parfois violentes : culpabilisations pour venir travailler sur les repos, « mobilité » des agents entre services au mépris du bon fonctionnement, notations humiliantes, entretiens individuels jugeant le « savoir-être » des agents et non le « savoir-faire », encouragement à la démission, licenciement de contractuels…

Le CHSCT : où comment passer à la résistance collective
Avec la certitude que les réponses collectives à toutes ces situations sont les plus efficaces, nous avons donné plus de poids dans notre action syndicale à l’instance CHSCT, qui, à l’Hôpital, possède des droits plus élargis que dans les autres fonctions publiques.

L’instance CHSCT possède un pouvoir contraignant dans la prévention des risques liés aux conditions de travail, et une relative souplesse dans son fonctionnement (le Code du travail dit « le CHSCT décide de son fonctionnement »). Il est un lieu privilégié pour passer des résistances individuelles aux résistances collectives.

Concrètement, la préparation des CHSCT prend la forme d’Assemblées Générales et de groupes de réflexion de salariés pour aller au cœur des pratiques professionnelles : on dégage ainsi des revendications venant d’« en bas » et facilement appropriables. Nous faisons ensuite participer le maximum d’agents en réunion de CHSCT, dans un triple objectif : présentation des difficultés et solutions par les agents eux mêmes, prise de conscience de la réalité des actions de la direction, de leur déni de la souffrance des agents, et connaissance des démarches combatives de nos équipes syndicales.

Quant aux actions entreprises, il s’agit essentiellement de dépôt de droits d’alerte pour Danger Grave et Imminent, de convocations de réunions CHSCT extraordinaires, d’enquêtes après accidents et visites impromptues. Toujours faites dans l’optique de mobiliser les agents, celles-ci sont très souvent accompagnées de dépôt de préavis de grève. Nous recourrons par ailleurs au vote d’expertises indépendantes sur les conditions de travail, que la direction du CHU de Toulouse est dans l’obligation de financer. Afin de les empêcher, la direction engage à chaque fois une procédure du Tribunal de Grande Instance. Nous gagnons systématiquement les procès, qui confirment la plupart du temps le danger grave et imminent pour les agents, et renforcent la légitimité des préconisations des expertises, qui deviennent des plateformes de revendications. Il reste encore de grandes batailles : les condamnations du délit d’entrave au CHSCT (systématique chez nous) et de la faute inexcusable de l’employeur sur des accidents de travail et maladies professionnelles.

Parce que le CHSCT remet en cause le droit « sacré » de l’employeur sur l’organisation du travail, ce ne sont pas seulement des améliorations que nous avons gagnées au cours de ces derniers mois, mais une prise de conscience collective et la conquête de dignité chez les agents, propices à une résistance durable. Vers, nous y oeuvrons, un mouvement des indignés de la Santé au CHU de Toulouse.

Julien Terrié
Secrétaire Général adjoint de la CGT du CHU de Toulouse
www.cgtchutoulouse.fr


[1] Comité d’Hygiène et Sécurité et des Conditions de Travail où siègent des représentants du personnel, la médecine du travail, l’inspection du travail, la direction du CHU et des représentants de la CRAM dans chaque entreprise de plus de 50 salariés.

[2] Ingénieur sécurité auteur d’un guide pour les membres CHSCT

[3] Le CHU de Toulouse est régulièrement élu meilleur CHU de France, sur des critères discutables, par le magazine Le Point dans son dossier annuel.

[4] C’est-à-dire la réciprocité entre l’équilibre du budget (voire les bénéfices) et une quantité d’actes de soins.

[5] « lean » = « amaigrir » : méthodes managériale pour faire plus avec moins d’agents et de moyens.

[6] Comme les explications des actes aux malades, les protocoles complexes pour éviter certains risques dus aux soins, attitudes pour éviter les violences parfois venant des usagers, etc…

[7] Principe même de « l’injonction contradictoire », qui consiste ici à faire plus avec moins de monde et moins de moyens.

[8] Grâce à des désobéissances « éthiques », des stratégies d’adaptation et à un « bricolage » instauré par les agents eux-mêmes qui vont jusqu’à mettre leur vie privée de côté pour soigner correctement.

[9] Selon l’Institut National de Veille Sanitaire, ce sont les professions de la santé et du social qui totalisent le plus de suicides.

10/16/2011


Voici le Programme de l'édition 2011 de Latino-docs co-organisé par France Amérique Latine et France Cuba.

Cliquez sur les titres des documentaires ou les lieux pour avoir plus d'infos.


A très bientôt,


L'équipe de Latino-docs

DateHeureLieuTitre
Mercredi 02/11/201120:00Cinéma ABCNostalgie de la lumière
Jeudi
03/11/2011
19:00La ChapelleJe ne suis pas né pour jouer de la capoeira, j’ai été envoyé
Vendredi
04/11/2011
18:00Bourse du travailComuna + Repas Latino

21:00Bourse du travailLe soleil, nouveau pétrole
Samedi
05/11/2011
14:30Bourse du travailComuna en construcción

17:00Bourse du travail¡Viva México! + repas Mexicain



21:30Bourse du travailLa parole de l’eau: radio communautaire + Concert de Grifolklor
Dimanche
06/11/2011
10:00Utopia Tournef.Los herederos





17:00Rincon ChilenoLe Chili, une galaxie de problèmes


Rincon ChilenoMaleducados, le problème de l’éducation au Chili

20:00Cinéma ABCL’étreinte du fleuve
Lundi
07/11/2011
20:30Le CratèreBety Cariño


Le CratèreLe jour des mortes


Le CratèreLe cauchemar de Mindy


Le CratèreMi cuerpo es mío
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